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Le saviez-vous 5/6

Keith… qui se trame ?

À tous ceux qui ne m’ont jamais lue…
Je tiens par avance à m’excuser pour cet humour
qui ne fait rire que moi.
Il est parfois caustique,
parfois »incompréhensible »
et quelques fois, ce sont les mots qui jouent sans moi.

 

Si je vous dis « Keith », vous me répondez quoi ? Richards ? Certains diront « Aliénor », d’autres rétorqueront « Nora », et quelques rares souriront des trois références dans la même idée,  parce qu’ils lisent tout les articles depuis le début.

VERITAS VINCIT

clan Keith

Saviez-vous que les recherches effectuées pour « Perdue dans les landes » ont été très longues, parce que j’ai dû respecter tout le plan historique ? J’ai acheté 3 livres sur le sujet et deux cartes, ainsi qu’un dictionnaire des clans d’Écosse. Il a fallut que j’épluche tout, durant des heures, pendant des jours, pour tout faire coïncider ; aussi bien les alliances que les mésententes, mais surtout les clans existant à l’époque de mon récit. Sauf que je voulais absolument que Kyllian soit un Farquharson pour que cela corresponde au tartan que Moyra porte à la Woolen Mills d’Édimbourg. Alors, imaginez ma joie quand j’ai découvert que, au tout début du 18ème siècle, les Farquharson et les Keith étaient alliés, que leurs terres étaient reliées et que tout se plaçait comme il le fallait ! Ce fut là ma première ligne directrice pour les péripéties de Moyra Fontaine. Elle partait du fin fond de l’Île de Skye pour rejoindre l’Aberdeen-shire. Grâce à ces découvertes, j’ai pu créer le personnage de Kyllian et le but de l’expédition. C’est comme cela que j’ai décidé d’apporter une petite touche franc-maçonne, qui amuse ces derniers, bien que quelques peu méfiants sur le  sujet. Je salue amicalement au passage David & Nathalie, rencontrés il y a peu. Il a donc fallu que j’investisse dans d’autres ouvrages, spécialisés dans la vérité FM, les symboles, les rites et le vocabulaire. Il était hors de question pour moi de fantasmer autour d’un thème si vaste et trop peu respecté. Voilà pourquoi je précise, en avant propos de l’histoire, qu’il n’existait que des loges officieuses à cette époque, et que celle d’Aberdeenshire ne donne certainement pas son nom au rite écossais, puisque étant fictive et sublimée (pour le bon déroulement de mon récit). Je dois avouer être un peu paniquée quand, en salon du livre, je croise un pin’s en forme de feuille de palme, une chevalière en or arborant un compas, ou quand je vois deux personnes faire des messes basses en lisant mon roll-up. Je ne cherche pas à les froisser du tout. D’ailleurs, quelqu’un a-t-il lu la page des remerciements ?

 

Bibliographie « Écosse » :
(en anglais)
The Lore of Scotland, a guide to scottish legends ; Westwood & Kingshill ; Arrow books ; 554p.
Clans and tartans, traditional scottish tartans ; Collins little Books ; 221p.
Tartans map of Scotland, an authoritative guide to scottish tartans and their origins ; Collins.
(en français)
Histoire de l’Écosse, du point de vue écossais ; B. Balti ; éd. Yoran ; 339p.
Femmes d’Écosse ; H.S. Swift ; Creativia (babelcubebooks) ; 312p.

Et sinon, comme je le disais précédemment, Aliénor Keith Luneray a des origines alsaciennes de par sa mère, mais également irlandaises ET écossaises de par son père. ATTENTION GROS SPOILER pour ceux qui n’ont pas lu Les Enfants de la Lune, n’étudiez pas cette image, sinon TOUTE, je dis bien TOUTE, l’intrigue saute et il n’y a plus beaucoup d’intérêts à lire le tome 2 (sauf si vous n’aimez pas enquêter).

illustration issus de : le Son du Silence.

SPOIL ALERT

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Légendes urbaines 8/9

p 107 :  les bonnets rouges

RUADH BONAID

« Cha’n’eil teagamh ann : leurs bonnets ! s’exclame-t-il.
Comme si cela était évident au point
que ma question soit absurde !
Se rappelle-t-il que je ne suis pas de ce monde ? »
#PDLL

On ne trouve que très peu d’informations sur ces lutins des landes, souvent confondus avec les farfadets. Très proches des pixies de par leurs habitats naturels, ils sont pourtant d’aspect plus bourrus et ont des mœurs plus guerrières que festives.
J’en ai fait une bonne description dans Perdue Dans Les Landes (une des deux légendes les plus approfondies dans mon histoire), alors je n’ai plus grand chose à vous expliquer ici. Je vais donc détailler les points survolés, puisque Moyra s’endormait durant cette partie du récit.

Les bonnets rouges s’apparentent au Powrie, au Dunter ou au Redcap. Seulement le Ruadh Bonaid vit dans les landes écossaises, dans les ruines de vieilles demeures en pierres, tels les manoirs, châteaux ou églises. Qualifié de créature mythologique naine malveillante, il est réputé pour son appétence pour la bagarre sanguinaire et ses vêtements sanguinolents. Le Bonnet rouge s’en prend aux voyageurs impétueux qui s’aventurent trop près de leurs « terres » (sous-entendu territoire par défaut). Les amoureux transit (comme Angus et Molly, du récit de Kyllian, que vous trouverez non sans-mal, dans les rares résultats pour une recherche de « bonnet rouge », issus du livre La grande encyclopédie des lutins, aux éditions Hoëbeke), les voyageurs épuisés (comme Kyllian et Moyra), les paysans à la recherche de leurs bêtes, et autres humains égarés, sont donc des proies faciles pour ces highlanders robustes, aux muscles saillants et aux dents acérées. Ils ne mangent pas les humains. Ils les abhorrent, voilà pourquoi ils massacrent ceux qui les dérangent et colorent leurs bonnets du sang frais de leurs victimes, en guise de trophée, mais aussi d’avertissement pour les suivants. La légende raconte que si la teinture sanguine sèche, ces créatures misanthropes* peuvent mourir. *Misanthropes au point de festoyer à chaque évènement douloureux qui entoure les humains.

Mais l’Ecosse, du fait de sa topologie accidentée, est vaste et peu peuplée, alors ses habitants ont appris à vivre de façon à ne pas déranger leurs créatures mythiques. Il est dit que, après la bataille de Culloden, les Ruadh Bonaid, de plus en plus aigris par la présence humaine avec l’occupation officielle des anglais incrédules, s’en sont allés vers d’autres terres, plus agréables à vivre, peut-être en Islande, ou bien en Suisse. Cependant, quelques rares d’entre eux, des irréductibles bonnets erreraient le soir venu, sortant de leurs tanières enfouies, pour survivre et s’amuser, en rafraîchissant la couleur de leurs beaux habits rapiécés.

Ruadh bonaid et sa claymore

illustration de C. & R. Sabatier

Si certains d’entre vous sont fans de la série (télévisée et/ou littéraire) le chardon et le tartan, et décident de marcher sur le champs de bataille de Culloden dans le but de se rapprocher du fameux James Malcolm Alexander MacKenzie Fraser ; je dois vous prévenir que ce que les Ruadh Bonaid detestent encore plus que les humains lambda, ce sont les touristes insolent et irrespectueux. Ces lutins se plaisent à fréquenter les lieux hantés. Alors prenez garde à vos ussies et selfies ! Vous pouvez rire quand je parle de fantôme… mais sachez que même les non-croyants, quand ils marchent sur ces terres marécageuses, ressentent des picotements troublants et le malaise environnant. Si les stèles commémoratives vous font malheureusement oublier la pesanteur du lieu, le chemin du retour est au summum du dérangeant pour les plus sensibles d’entre nous, que le ciel pleuve ou brille.

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Le saviez-vous 2/6

Moyra, Myriam, Mary, Mawryn…
Quel est le point commun ?

 

Mawryn&Merlin édition présente : le pourquoi du comment !

Mawryn (prononcé « morine ») est une des versions gaéliques du prénom Marie, tout comme Maureen et Moyra ! Je pose ça ici, pour ceux qui croient en l’arithmancie. Il est vrai que la description peut être assez troublante… Bref.

Les origines du prénom Moyra, comme il l’est écrit dans mon roman, est hébraïque. Effectivement il découlerait directement du prénom Myriam, dont le sens est toujours soumis à controverse, mais je lui ai laissé la signification de « la voyante ». Oui, cela m’arrangeait bien pour le contexte du récit.

Le personnage de Moyra Fontaine est prononcé de la sorte : « Moïra ».
Vous souvenez-vous du passage dans le café d’Édimbourg, où elle ne reconnaît pas son prénom quand on l’appelle ?
Il s’avère que l’écossaise annonce quelque chose du genre « moïlle rah » et non « mo-i-ra » bien articulé comme il se doit, cela aurait peut-être été un peu gênant pour la serveuse. C’est d’ailleurs cette prononciation qui m’a conforté dans l’idée de garder ce prénom, plutôt qu’un autre. Pourquoi cela ? Souvenez vous du petit nom que Kyllian lui donne à la fin du roman : Mo Cridhe. Le Gaélic est capricieux. Quelques lettres en plus et un cœur se transforme en amour. Puis, il suffit d’un accent pour transformer l’amour en douleur.* Savez-vous comment ces deux derniers maux se prononcent ? Je vous laisse le deviner en musique :

*Mo Cridhe : mon coeur // Mo Cradh : mon amour // Mo cràdh : ma douleur
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