p 127 : le château de Forres.

LE FANTÔME DE MACBETH

 

Shakespeare place la rencontre des trois sorcières avec Blanquo et Macbeth dans le voisinage de l’ancien bourg de Forres, et situe la rencontre fatidique près d’un petit cercle de pierre perché au sommet d’une colline, proche de la ville, connu sous le nom de « coup des Alves ».
Duncan et Macbeth auraient pu utiliser le château de Forres comme siège de chasse. Un autre lieu se rapproche de Macbeth , comme la pierre de Sueno, un monolithe de grès, ancré dans la tradition celtique. Conservée à l’extrémité Est de la ville, il est dit qu’elle commémore une bataille du onzième siècle contre le Chef norvégien Sweyn, aussi mentionné par Shakespeare (bien qu’il y ait eu plus d’un chef norvégien ayant attaqué la Grande-Bretagne).

Shakespeare a probablement basé son histoire de sorcellerie (en partie) sur le destin du roi Dubh, ou Duff, qui régna à la moitié du 10ème siècle et qui croyait être sous le coup d’un sort. Georges Sinclair l’explique dans : Le monde invisible de Satan découvert (1685) :

« Tandis que le Roi était à l’extrémité de sa contrée pour punir un trouble-fête,
quand il commença à avoir mal, affecté en son sein par une maladie nouvelle et inouïe,
puisque aucun symptôme de sa maladie n’était apparu ailleurs.
Finalement, après de nombreux remèdes inutiles proposés,
vérité reportée avec le temps par diverses sources anonymes,
le Roi souffrait de troubles lancés par des sorcières. »

Chaque jour, le roi alla de mal en pis. Le doute (qu’il y ait eu aucun remède à cette maladie et ce malgré tous les efforts des médecins), fut conclu en une affection obscure, provenant de la magie noire. Après un moment, tous les hommes s’intéressèrent à l’évènement. Les nouvelles sont venues jusqu’aux tribunaux, et des réunions se sont tenues à Forres, dans le Murray, pour discuter d’euthanasier le Roi. Son histoire étant généralement approuvée, selon Sinclair, puisque aucune meilleure explication n’avait été trouvée. Des messagers fiables ont donc été envoyés à Donald, le gouverneur du Château de Forres, un homme en qui le Roi portait une grande confiance :

« Cet homme avait eu connaissance du projet d’une jeune fille,
dont la mère a été accusée de pratiquer cet art sombre,
et avait finalement découvert toute l’affaire.
Le jeune prostituée fut capturée, après avoir dit quelques mots,
de façon téméraire, sur la maladie du Roi,
comme quoi il ne lui restait plus que quelques jours à vivre.
Quelques gardes ont été envoyés pour trouver la mère de cette Lass,
avec quelques vieilles sorcières, probablement autant qu’elle-même,
qui brûlaient une figurine de cire à l’effigie du roi dans un petit feu.
Le dessein de cet acte affreux consistait à ce que la cire, en fondant peu à peu,
fasse couler continuellement sa sueur, jusqu’à désintégrer totalement son corps.
Le totem de cire fut trouvé et brisé, et ces vieilles peaux furent condamnées à mort.
Au même moment, le roi se rétabli. »

Peut-être pas pour longtemps : son règne dura de 962 à 967.

TRADUCTION DE : « The LORE of SCOTLAND, a guide to scottish legends » ; Westwood & Kingshill ; Arrow books.

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